
Guideala, la cité des rêves... Deux monde, des millards de créatures, une poignée de gardiens, mais l'espoir......et l'amour |
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Azuria Kamatsa Ange solitaire (mangeuse d'homme pro ^^)


Nombre de messages: 191 Date d'inscription: 01/01/2007
 | |  | | Jio Zeckt La Joie par la Musique 2/6 de Dieu RPGiste


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 | Sujet: Re: Départ précipité... Mer 3 Oct - 18:09 | |
| Epuisé par la fatigue, usé par l'usure... Je m'étais affalé sur mon canapé en compagnie du meilleur des chiens. Ce dernier, d'ailleurs, avait eu la soudaine envie de dormir dans la chambre... Brave chien, il a compris que mon lit était le meilleur endroit de l'appart', et en attendant, moi je me tappe le canapé... Tant pis, je suis trop creuvé pour bouger. Les yeux fermés. Noir. Noir. Tiens? une lumière qui apparait. C'est une note de musique. La lumière est horriblement claire, c'est une note stridente. Le genre de celle qui nous font grimacer. Je sens un vide dans ma poche... mes clefs viennent de tomber de ma poche et se sont écraser sur le sol en un bruit strident... C'était donc ça... Ce que je ne comprend toujours pas, c'est ces lumières... La musique m'apparait en image quand je ferme les yeux, et je ne sais pas d'où ça vient. Bof... pas le moment de me poser la question, le sommeil arrive.
Une autre lumière. Moins intense cette fois ci. Quelqu'un ouvre ma porte. Tiens, mon esprit est réveillé, mais pas mon corps. Je dors toujours et quelqu'un entre dans la pièce. Le bruit des pas cré des petits éclats de lumière sombre derrière mes paupières. Puis viennent les sensations. Combien de temps ai-je dormi ? J'ai l'impression que je n'avais pas ressenti cette sensation depuis des lustres, pourtant, elle m'est familière. De la chaleur, une délicieuse chaleur. Et une odeur somptueuse aussi... Quelqu'un s'installe sur moi. Je crois que mon corps commence à se réveiller peu à peu... Mais je n'ai pas encore envie d'ouvrir les yeux. Je me sens bien ainsi. J'entend soudain une voix. Là c'est un festival de couleur qui bondit dans mon esprit. Cette voix, je la reconnait parfaitement... Mon ange... Azuria. Elle est là, pour moi. Je sens ses lèvres sur les miennes, pendant que les couleurs de sa voix disparaissent peu à peu. Je note d'ailleurs au passage une note plus triste que les autres, une lumière froide parmi les autres chaudes. Quelque chose la tracasse. Quoi? De quoi avait elle pris l'habitude de me parler récement? Ah oui, de Guideala... ce doit etre pour ça, non ? Je n'en sais rien, après tout.
Je me décide à ouvrir un oeil. Puis l'autre. Et je vois mon ange, juste en face de moi. Sa vision me fait immédiatement encore plus de bien, mais je vois le malaise dans son regard. Ses yeux brillent, et quelque chose la tracasse."Qu'est ce qui ne va pas ? Tu n'as pas l'air bien..."Je m'inquiète pour elle. Je me décide finalement à me bouger les bras et prend sa main avec un. Avec l'autre, je caresse sa joue. Puis je l'embrasse de la même manière qu'elle venait de le faire."Sale journée?"Je soupçonne Guideala d'y être pour quelque chose... Mais je préfère ne pas y penser. Ce monde a beau etre mon monde d'origine, je m'en méfie encore. Je préfère de loin me dire qu'elle est épuisée à cause d'une journée épuisante de shopping...
Guideala... Ma nation, mon monde... Le verrai-je un jour?_________________ *_Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé, Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie._* |
|  | | Azuria Kamatsa Ange solitaire (mangeuse d'homme pro ^^)


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 | Sujet: Re: Départ précipité... Mer 3 Oct - 21:15 | |
| Ça donne l'effet d'un glaçon qui peu à peu fond sous la lumière du soleil...mon être est ce glaçon, Jio, le garçon qui m'embrasse fouguesement, ce fameux soleil. J'ai chaud, une flamme me brûle les entrailles j'ai comme l'impression de me consummer. Les mots ne viennent pas. Petit filet de pluie qui s'évapore sous cette chaleur ambiante. Je voudrais m'enflammer, brûler vive...mais quelquechose tente d'étouffer ce feu. Ce quelquechose sent l'inévitable, il a le gout sucré de l'aventure, l'amertume de la sépartion et l'acidité de la curiosité. Un mot tente de franchir la barrière de mes lèvres. Il fait demi tour lorsqu'il aperçoit la consolidation qui vient d'arriver devant lui. Une bouche, des lèvres, un contact doux, tendre, léger comme une plume, frais comme un matin d'hiver. J'ai envie de ressentir ça pour toujours. Folle idée d'appuyer sur le bouton pause, ou même, rembobiner ce passage pour avoir les mouvements en plus. Bouton qui n'existe pas, idée qui s'enfuie a petit pas... Finalement ce n'est pas moi qui brise le peu de glace qu'il reste, mais lui. Son coeur parle. Son esprit a du espionner mes yeux qui cherchent la fuite et lui transmettre le message. J' hésite pendant quelques seconde, peut être y a t'il un autre moyen. Mais c'est seulement un mur qui m'accueille. Bétonné qui tente de me remettre les idées en place. -Je...je t'aime Jio, je crois que je ne pourrais jamais trouver assez de mots pour exprimer ce que je ressens envers toi. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai autant de mal à t'annoncer ce que je dois te dire. La musique démarre, les phrases s'affolent, c'est bientot à elles de danser... Je revois Aôpal, mère créatrice de l'air que j'essaye d'avaler à grande goulée, je la revois qui me dit... -Voilà, je suis l'héritière du trône aux pays des Fantaisy....a vrai dire dit comme ça on se croirait dans uen histoire de ptite fille de 6 ans jouant avec ces barbies et peluches...mais a dire vrai ma barbie n'a plus de cheveux dans mon cas et l'ourson a un oeil crevé...je crois que j'ai peur...oui Jio je suis morte de trouille...et le pire c'est que j'ai beau ressentir ça, je n'ai pas le choix. Je dois partir au plus vite reprendre ce qui m'est du et commencer mon périple autour de Guidéala pour porter le message...La musique s'est arrêté, ou bien était elle trop forte? Dans tous les cas les danseuses sont au sol, immobiles, plus personne ne bouge. Normal la danseuse étoile vient d'apparraitre, elel se dirige vers le centre de la scène... -Jio , veux tu me suivres?... L'incendire ne sera pas pour aujourd'hui...pourvu qu'il ne pleuve pas non plus...._________________  |
|  | | Jio Zeckt La Joie par la Musique 2/6 de Dieu RPGiste


Nombre de messages: 303 Age: 20 Localisation: Necropolis Date d'inscription: 13/01/2007
 | Sujet: Re: Départ précipité... Mer 10 Oct - 21:41 | |
| L'intuition masculine? Je doute qu'elle existe. Le fait d'être de ceux qu'ils appellent "vertus" ? Ou tout simplement le fait que tout ce qui tourne autour d'Azuria tourne autour de Guideala. Je n'arrive pas à savoir comment j'ai ressentie cette inquiétude à l'instant sans savoir de quoi elle allait me parler. Enfin...
Azuria est un ange. Un être doté d'une paire d'ailes blanches et qui berce les enfants de ce monde pollué avant qu'ils ne s'endorment. Lequel fut créer en premier? L'ange de mes contes d'enfances, ou celui en face de moi? Bien sur je connais la réponse. Mais dans ce cas, celui qui a créer l'ange du conte connaissait déjà l'existence du véritable ange en chair. Quelqu'un venu de Guideala... Faut-il en déduire que la brèche entre les deux mondes existe depuis bien plus longtemps que je n'ai pu le penser? Surement...
Un Royaume... Un héritage, une héritière... Une destinée inévitable et un choix... On se croirait dans un de ces films hollywoodiens où l'amoureux choppe le travail de sa vie à l'autre bout du monde et demande à la femme de sa vie si elle veut le suivre. Sauf qu'en guise d'amoureux, nous avons une amoureuse, en guise de "bout du monde", nous avons un autre monde, et en guise de femme, il y a moi. Le choix reste le même: puis-je tout quitter pour Guideala, mais avant tout, pour Azuria?
Etablissons le problème bien au clair. Si je n'avais été qu'un simple humain, ayant simplement recueillit un être étrange chez lui, mais qui serait reparti aussi sec, je n'aurais pas eu ce problème. Si en avançant dans le scénario, j'avais aimé cet être et qu'il m'avait annoncé de le suivre dans l'autre monde, comment aurais-je réagi? ne te voile pas la face, Jio... tu ne l'aurais pas suivi. Tu n'aurais pas encouru ce risque, même pour celle que tu aimes. Mais un dernier facteur rentre en compte. Guideala... est ma terre. Je suis une vertue, je ne suis pas un enfant de ce monde où j'ai toujours vécu, je suis un fils de Guideala, et j'ai de vrais parents qui pourront répondre à la question qui a bercé mon quotidien durant tous ces derniers jours: qui suis-je?
Alors je me repose bien la question au fond de moi: suis-je capable de tout quitter dans ce monde pour aller découvrir Guideala? Mon travail? Mon appartement? Mes croissants? Mes amis? Et pour quoi? La vérité sur moi, la découverte de mes vraies origines, et la compagnie de celle que j'aime. Je crois que je vais faire une folie...
Je tourne la tête vers mon chien qui nous observe depuis un moment maintenant. J'ai envie d'aller caresser son beau pelage gris... Depuis combien de temps ai-je ce chien, déjà? Je ne sais plus... il n'est pourtant pas vieux. Je ne me souviens plus du jour de notre rencontre. Il faisait beau... Ou non, il pleuvait..."Bonjour, toi. T'es bien beau tu sais?"Je me promenais dans un parc... il était 18H... ou peut etre 16H... C'était un dimanche, et... Non, non, on était pas dimanche. Et je ne me promenais pas. Non, je me souviens, maintenant. Je courais. Je fuyais quelque chose. Mais quoi?
Il était apparu devant moi pendant ma course. Un magnifique pelage gris, et une prestance mise à toute épreuve. Tellement beau que je m'étais arreter pour le caresser, oubliant ce qui me poursuivait."Tu n'as pas de collier... Un aussi beau chien que toi ne serait quand meme pas abandonné?"Il semblait content de me voir. Pourtant, il ignorait qui j'étais. Il me regardait, puis il regardait derrière moi... à travers moi... Je m'étais mis à le caresser, et il s'était laisser faire. Quel bon chien. Me souvenant soudain que j'étais poursuivi, j'avais reprit ma course sans meme prendre le temps de lui dire au revoir. Je lui avais juste transmis ce sentiment d'adieu, en le pensant très fort pour qu'il puisse m'entendre. Comme si les chiens pouvaient entendre et comprendre la pensée humaine. J'avais couru à toute vitesse. Je ne sais plus ce que je fuyais, mais c'était rapide, et ça me rattrapait petit à petit. Je n'osais plus me retourner pour regarder de quoi ça avait l'air. Je ne voulais plus savoir. Je voulais oublier.
Mais lui, il était là. Fidèle tel un chien à la recherche de son maitre. J'aurais voulu m'arreter, mais je ne pouvais pas me le permettre, et puis... qu'est ce qu'il faisait à me courir après, comme si je venais de l'adopter?"Arrete de me suivre. Tu dois bien avoir un maitre qui s'inquiète pour toi, non? Alors va t'inquièter pour lui, maintenant."Comment ce chien arrivait-il à me distraire alors que j'avais peur de la chose derrière moi qui me poursuivait. J'étais en danger de mort, et je discutais avec un chien, au point d'en oublier mon poursuivant. J'avais fermé les yeux pour ne plus penser à rien, pour ne penser qu'à mon poursuivant et à le semer. L'eau de pluie coulait sur mon visage. C'est alors que je l'entendit. Ce fut la première fois... À vrai dire, ce jour fut la première fois de tant de chose... J'entendis son aboyement. Et c'est là que je les ait "vu" pour la première fois... les sons. Ce chien venait d'aboyer et c'est à moi qu'il s'adressait. Je continuait de courir les yeux fermés et j'aperçu alors des images, des couleurs se former pour représenter quelques chose de rouge, de triste... Quelque chose que personne n'aime voir. Comme du sang, comme une flaque de sang coulant sur la route, mélangé à l'eau de pluie. Des images sinistres que personne n'aimerait voir plus longtemps. Pour m'en débarasser, j'ai immadietement ouvert les yeux.
Un bruit de moteur. Des pneus qui crissent sous l'ordre des freins. Un monde qui se bouscule juste devant mes yeux. Du feu, des éclats de verre, du bruit. Je n'osais pas croire que je venais de provoquer cet accident. Un regard vers mes pieds me rassura sur le coup. Je n'avais pas encore quitter le trottoir, les voitures s'étaient rentrées dedans sans que j'ai de role dans cette histoire. Les conducteurs avaient l'air d'aller bien, ce n'était qu'un embrochage comme on en voit souvent. Mais si quelqu'un avait était au milieu de ce carnage, en tant que piéton, c'en était fini de lui.
À ce moment, je ne me souvenais plus de ce qui était en train de me poursuivre. Je m'étais retourné vers ce chien, assis sur sa queue avec son pelage suberbe. Avec étonnement, j'avais remarqué qu'il n'y avais plus rien derrière moi. Plus de menace, plus de peur ni d'angoisse. Juste ce chien, et rien d'autre. Alors, sans réfléchir, je m'étais lancé sur le chien avec l'immense intention de le serrer dans mes bras, et de le remercier pour tout. Pour tout ce qu'il venait de faire dans ma pauvre vie d'être humain. L'eau coulait toujours sur mon visage. S'y melaient quelques larmes de Joie.
JE ME SOUVIENS! C'est ce jour là, à ce moment là... que mon tatouage me brula pour la première fois. J'avais ressenti cette sensation pour la première fois, et c'était au contact de mon chien. J'avais "vu" des sons pour la première fois, et c'était les sons de mon chien. Comme un catalyseur... Pourquoi avais-je oublié ce souvenir? Et pourquoi je ne m'en souviens que maintenant? Qu'est ce qui me poursuivait ce jour, et pourquoi ça ne me poursuivait plus, après? Mystère...
Je regarde à nouveau Azuria dans les yeux. J'ai décidé. Je sais ce que je vais faire. tant que je ne le fais pas seul."Azuria... mon ange... mon coeur."Je rapproche mon visage du sien, pendant que je prend sa main dans ma main gauche. Avec l'autre main, je fais un signe à Zer0 pour qu'il vienne me voir. Le chien accourt."Il ne faut pas que porte cette charge toute seule. C'est trop lourd pour tes simples épaules. Je vais t'aider. Je vais t'accompagner, et je te jure que je resterai toujours avec toi."Je baisse le regard vers nos deux mains liés. Je frotte la sienne entre mes doigts avec un sourire qui se perd dans le vide."Et puis... je dois au moins découvrir ce qu'est Guideala, que je puisse me faire une idée de mon monde d'origine..."Je relève la tête, et plonge mon regard dans le sien. J'ai une dernière chose à lui demander. Sans doute la plus importante à mes yeux depuis quelques instants. Depuis que je me suis souvenu..."Mais je... j'ai une condition pour t'accompagner..."Je marque la pause."Ne ris pas. Ce n'est pas que de l'amour affectif que j'éprouve quand je te demande ça, mais il y a bien quelque chose de plus fort encore... Tu vas peut etre trouver ça amusant, mais... si je vais à Guideala, alors Zer0 viendra avec moi."_________________ *_Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé, Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie._* |
|  | | Azuria Kamatsa Ange solitaire (mangeuse d'homme pro ^^)


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 | Sujet: Re: Départ précipité... Mer 7 Nov - 20:01 | |
| Je venais à peine de formuler une partie du nouveau passé de ma vie que Jio eut comme un égarement. Je le vis, ses doigts glissant sur ses jambes, ses pieds tapotant le sol, sa bouche remuant indistinctement comme si elle se parlait à elle même. Ses yeux, désormais plissés semblaient revoir une scène pendant longtemps oubliée. Si je le voulais j'aurais pu savoir ce qui défilait aussi vite derrière ses pupilles qui luisaient, le laissant déboussolé, mais je me refusais cet acte. Certaine chose se devait d'être dite, d'autres se devaient d'être ignorée puis révélées en tant voulu. Mais c'était un peu comme lire dans un livre ouvert lorsque je contemplais son visage qui se transformait au fur et à mesure. D'abord tendu, crispé, sourcils froncés, tête baissée, il semblait fuir quelque chose ou quelqu'un, sa bouche taisait l'aide que son esprit réclamait, mais ses yeux a demi-clos perlaient discrètement un sentiment de peur sur ses joues. Puis se fut comme une éclaircie après un violent orage. Une peau qui se détend, des lèvres qui courent vers des pomettes relâchées, des yeux qui sourient. Il est tellement agréable de se perdre dans un visage semblable. Un faciès qui semble connu depuis toujours, comme s'il était la première chose que j'avais vu en ouvrant les yeux sur ce monde. Une folle idée me traversa la tête. Qui pouvait être certain que nos chemins ne se soient déjà croisé auparavant? Le fait que Jio provienne de Guidéala était incontestable et son rang, le ramenait si près de mes racines. Tout nous séparait tandis que l'Amour nous liait, a présent il permettait de nous différencier. Sa main glissa sur mon corps et ses pupilles d'un brun violet se posèrent sur moi. Étrangement mon coeur se mit a tambouriner, il s'emballa tandis que des centaines de films défilaient dans ma tête. Était-il prêt? Allait il tout abandonner pour Ça? Que signifiait ce changement brutal d'expression... Sa réponse fut comme un poids que l'on déleste pour s'élever plus haut... Il acceptait de tout quitter. Il est vrai qu'il n'abandonnait pas Tout. Il quittait des choses pour en retrouver d'autre. Mais toutes ces choses avaient crée son début de vie et y renoncer était comme ce jeter dans le vide. J'étais maintenant prête a sauter a ses côtés, qu'importe la hauteur. Puis ses yeux reflétèrent une demande, une permission qu'il attendait, une clause qui permettrait de celer ce contrat symbolique. Zero s'approcha de nous comme s'il avait ressenti que son maître pensait à lui en tant que « condition ». Je ne put m'empêcher de rire...Rire franc qui résonna dans la pièce. Rire tout sauf moqueur. Il acceptait de partir vers l'inconnu de tout abandonner, mais laisser son chien loin de lui semblait inconcevable. Cet liaison qui les unissait était très étrange. A la fois intense, incassable....voire...humaine.Comment pourrais-je te refuser cela. Je vois a présent combien ce petit être compte a tes yeux et en aucun cas je ne souhaiterais que tu te sépare de lui. D'ailleurs c'est cela pour n'importe qu'elle autre chose. La décision que tu as prise a tant de valeur que je pourrais tout accepter...en espérant qu'il n'ai pas trop le mal du pays, il fait partie du voyage!Je finis ma phrase en déposant un baiser sur ses lèvres. Mes mains cherchèrent les siennes et mon corps pris place sur le sien. Ma tête posée contre son coeur chantait la mélodie que lui dictait ce chef d'orchestre. Un hymne magique, envoûtant. « Je » a présent était dénué de sens.. « Nous » imposait sa place en tant que « Tout »... Je passais mes mains sous son tee-shirt, sentis la chaleur de son corps faire fondre mes mains d'un froid permanent...Mes lèvres prirent la relève, cherchant désésperement un lieu qui leur était inconnu...._________________  |
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Nombre de messages: 303 Age: 20 Localisation: Necropolis Date d'inscription: 13/01/2007
 | Sujet: Re: Départ précipité... Mer 27 Fév - 22:11 | |
| Le feu vert était donné. Zer0 avait permission de faire partie du voyage. Je tandis ma main qui n'était pas occupé avec celle d'Azuria vers mon chien, et il vint lui-même chercher la caresse que je lui préparais. Je suis la Joie. Cette identité m'a toujours donné la faculté de donner la Joie aux autres, mais aussi de ressentir celle présente chez les gens. Et en ce moment, je ressens, non seulement une Joie intense en Azuria, mais également dans le corps de Zer0. Ce chien a déjà tout compris. J'ai toujours su qu'il était différent, il comprend parfaitement le langage des hommes, et apparemment, savoir qu'il va aller à Guideala le rend tout chose. Est-ce une envie de découvrir l'inconnu ou bien... un sentiment de nostalgie qui s'installe en mon chien? Quand j'y pense, après toute cette histoire, l'idée que mon chien si intelligent et si mystérieux vienne de Guideala ne m'étonnerait même plus...
La discussion était pour moi finie. J'avais donné ma condition à Azuria, elle me l'avait accordé. La suite nous concernerait à deux. J'allais finalement tout lacher, et j'y étais déterminé. Tout ce qu'il me fallait désormais avant de découvrir mon monde d'origine, c'était du repos... du repos avec l'ange que j'aime...
Maintenant installés sur mon canapé, je fis signe à Zer0 de dégager dans l'autre pièce de mon misérable appartement. J'avais besoin d'un peu de calme et de fraicheur. Azuria se reposant sur mon torse, je me détendais à sentir son souffle sur ma peau. La fraicheur de ses mains refroidissait mon torse chaud. Mes mains allaient du haut au bas de son dos, et passaient sous ses vêtement pour ressentir le contact de sa peau. Je jouais avec ses magnifiques ailes d'ange. J'étais bien... Nous étions bien.
Une petite voix en moi me disait que cet instant de bonheur et de calme, de quiétude, serait certainement le dernier avant un long moment, mais je ne voulais pas l'écouter. Avec mon ange à mes cotés, je serais toujours heureux. Après tout, je suis la Joie, non?[Rah, la motiv' est revenu, mais pas l'inspi désolé !! À toi de voir: ou tu nous emmène à Guideala, histoire qu'on puisse voir d'autres personnes que nous deux et un chien, ou tu continue la scène dans des moindres détails... ce pourrait être le dernier soir MDR] _________________ *_Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé, Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie._* |
|  | | Azuria Kamatsa Ange solitaire (mangeuse d'homme pro ^^)


Nombre de messages: 191 Date d'inscription: 01/01/2007
 | Sujet: Re: Départ précipité... Jeu 28 Fév - 22:17 | |
| Mes ailes recouvrirent Jio, le protégeant de ce futur qui nous attendait au pas de la porte. Un futur inquiétant, angoissant, inéluctable... Après avoir franchis cette porte qui pouvait certifier que le chemin était tracé, et que s'il l'était il nous mènerait quelque part?
Le sommeil nous emporta vers un monde où les frontières qu'elles soient matérielles où non n'existaient pas. Un monde qui permettait à chacun de retrouver force et courage, un monde où certaines peurs renaissent et où les sentiments les plus fort qui ravagent votre coeur reprennent leur envol, dévoilant sous leurs ailes d'or des images oubliées...
...Je me tenais au bord d'un cours d'eau qui glissait vers un point invisible, éclaboussant ses habitants, pierres et végétaux, et qui transportait certainement poissons et autres animaux aquatiques. Étrangement, l'eau qui s'écoulait ne produisait aucun son, rare indice qui écartait ce moment de la réalité. D'ailleurs, les feuillus qui bordaient le ruisseau n'apportaient pas non plus le chant habituel que les feuilles produisaient en ce balançant d'un côté vers l'autre rythmant leur danse imperturbable. L'eau n'était pas profonde, elle arriverait au genou de celui qui aurait bravé la froideur du liquide. Je me penchais étant accroupie pour voir mon reflet dans ce miroir et je me vis, enfant. Non, plus exactement je nous vis. Deux visages identiques, que seule la coiffure différenciait. Ellana se trouvait derrière moi, un sourire angélique aux lèvres. Je ne voulais pas me retourner pour me trouver face à ce regard, ayant comme le pressentiment que si je le faisait, elle disparaîtrait comme la dernière fois. Comme si le regard pouvait brûler cet infime lien qui nous unissait. J'essayais de discerner les contours de sa silhouette, son visage hormis sa bouche était flou...je m'approchai de l'eau comme si j'allais pouvoir contempler plus profondément cette personne qui m'intriguait tant. Celle-ci se pencha à mon oreille et j'entendis un faible soupir suivis de quelques mots: « Nous ne somme pas toujours ceux que nous pensons être... »Je ne pus résister à l'envie de tourner la tête de dégager mes mains pour pouvoir les serrer autour de ce petit corps. Mais déjà celui-ci s'enfuyait vers le champs qui côtoyait le ruisseau. Elle portait une robe à volant blanche qui faisait ressortir le roux de ses cheveux devenu or au soleil. Ils se balançaient quand celle-ci se retournait pour me voir démarrant comme une trombe à sa poursuite. Je voulais courir mais je n'y parvenais pas, comme si mes jambes étaient prise dans du chewing-gum. Je chutais, les larmes bordaient mes yeux, je voulais la suivre, la retenir, je ne savais pas où elle allait. Je me mis à crier, son nom, combien elle me manquait, combien je voulais la voir vivre à mes côtés...Et pourtant ce n'était qu'un bébé à l'époque, et moi j'étais son égale. Je ne comprenais pas comment j'arrivais à la matérialiser avec autant de précision... Une idée folle me frappa. N'étais-ce pas moi qui courait devant en réalité? N'étais-ce pas le destin, cours d'eau infini que je tentais d'éloigner de ma vie? Ce n'étais pas Ellana en fait qui sautillait devant moi, mais moi même... Cette robe que maman m'avait acheté face à mon caprice, ce sourire malicieux, ses yeux qui enfin m'apparaissaient. Tout cela me correspondait, m'appartenait... Je tendis les mains pour prendre les mienne et à ceux contact tout devint noir...
....avant que les meubles du salon reprennent peu à peu leur place, que la respiration de Jio rompt le silence du petit matin.
Je me sentais à présent légère, libre d'aller, de vivre. Je me dégageai doucement de Jio pour ne pas le réveiller. Je me dirigeais ensuite vers la cuisine pour préparer le déjeuner, dernier rite humain de la journée. Mon sac vola ensuite de l'étagère au lit que j'avais rejoint, se remplit du strict nécessaire, ainsi que de celui de Jio et de Zéro. Je vins ensuite au côté de ces deux derniers qui commençaient à revenir de leurs songes je le sentais en posant la paume de ma main sur la joue tiède de Jio. -Bien dormis mon amour? lui demandai-je tendrement. Je te laisse le temps de te préparer et nous pouvons partir... _________________  |
|  | | Jio Zeckt La Joie par la Musique 2/6 de Dieu RPGiste


Nombre de messages: 303 Age: 20 Localisation: Necropolis Date d'inscription: 13/01/2007
 | Sujet: Re: Départ précipité... Jeu 28 Fév - 23:04 | |
| Une nuit calme comme je n'en ai jamais passé. Jusque là, j'ai toujours eu le sommeil agité. Mais pour la première fois de ma vie, je venais de passer une nuit sans aucune agitation. Pas de rêve, pas d'images, pas de... sons ?! Moi qui ne rêve toujours que de musique...
Je me demandais combien de temps cela allait-il durer. Combien de temps devrai-je partir... Mais la réponse me traversa soudainement l'esprit, comme si elle était évidente: si Guideala était vraiment ma terre natale, et si c'était également celle de Zéro, alors je ne reviendrait pas à Necropolis... Je le savais en choisissant de suivre Azuria. J'en suis conscient.
Mes paupières ont envies de rester closes. Je sens un vide en moi. Mais une petite adaptation à l'air environnant me fait comprendre que le vide n'est pas en moi, mais entre mes bras. Azuria est déjà levée... Et cette odeur... Ça sent la nourriture... Mon dernier petit-déjeuner, sans doute. Mes bras n'ont pas encore envie de bouger. Je n'ai plus envie de penser à ce futur voyage. Je suis la Joie, mon rôle est de faire la naitre chez les gens. Or, si même la Joie elle-même se mettait à déprimer, on n'aurait aucune chance de sauver Guideala, ni ce monde dans lequel je vis depuis des années... Je dois penser à autre chose... Je pense. Je me pose des questions, comme par exemple: "Comment fait-elle pour se lever toujours avant Zéro? Avant moi, je comprend, mais il n'y a pas plus matinal que ce chien..." Les anges doivent être du matin, je pense.
J'entend les bruits de pas d'Azuria qui revient de la chambre. Signe que mes oreilles sont en état de marches elles-aussi. Curieusement, les images n'accompagnent pas les sons, comme elles avaient l'habitude de le faire ces derniers jours. Je ne controle pas encore bien cet espèce de don, il est après tout normal de ne pas pouvoir en bénéficier quand je veux... Mais soudain: des couleurs vives, chaleureuses. On me parle, et pas n'importe qui. Je garde les yeux fermés pour continuer à contempler cette beauté qui défile derrière mes paupières... Elle me dit que je n'avais plus qu'à me préparer, et que nous pourrons partir. Ce qui veut dire, une fois traduit: "Je n'attend plus que toi, nous sommes pressés.", avec certes une touche de "prend quand même ton temps". Les paupières toujours closes, j'énonce ainsi mes premières paroles de la journée."Tu sais que je vois ce que tu dis..."J'ouvre alors les yeux peu à peu. Ce que je vois en face de moi vaut bien plus que tous les sons du monde réunit."...mais je préfère de loin les vraies images."Je n'avais jamais parlé à personne de mon étrange don de voir les sons. Maintenant j'en ai la conviction: il est lié au fait que je sois la Joie. Il faudra que je vois ça avec Azuria... Mais pas maintenant.
Je me lève, l'embrasse -l'embrassade du matin-, et vais directement dans la chambre. Sur mon lit, je vois les affaires qu'elle a déjà préparé... Ne manque que quelques effets personnels, qu'elle ne pouvait pas prendre toute seul, faute de savoir même de quoi il s'agit. J'ouvre un placard, en sors une sacoche que j'ouvre par la fermeture, puis en ouvrant un tiroire, j'y glisse le contenu: un lecteur de musique avec ses écouteurs, un diapason en argent et une gourmette. Sur celle-ci est gravé mon prénom: Jio, ainsi que trois autres lettres, qui ont été effacés, et qui sont donc illisibles. "Jio***"... Pfff, je ne connais même pas mon vrai prénom... Il est vraiment temps que j'aille voir qui je suis. Je fouille encore un peu le tiroir et j'y trouve de l'argent. Je ne l'ai jamais aimé. Il ne me servira pas là où je vais... Tant mieux. Après l'avoir reposé et être retourné dans la pièce principale de mon pauvre deux-pièces, je jette un regard à mon chien, qui s'est également levé et assis sur sa queue. Il est temps de partir...
Je me tourne vers Azuria, ses magnifiques ailes blanches emplissant la pièce de lumière, et en la fixant d'un regard déterminé, j'énonce le mot que je redoute tant prononcer depuis hier..."Prêt."[La suite ailleurs... Ouais !! je vais enfin aller à Guideala !!!] _________________ *_Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé, Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie._* |
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